Le début d’année est le temps de l’année où l’on fixe des résolutions, des objectifs pour se prendre en charge, et choisir ce que l’on veut améliorer. On réfléchit à ce que l’on veut voir changer et on met en place des stratégies pour agir.

 

Or, cet article vous propose une autre manière d’appréhender la vie; en se laissant changer par elle ! En lâchant prise, et en choisissant d’accepter ce que la vie veut transformer en nous, d’elle-même!

 

Le mois dernier j’écrivais un article-confession sur un appel intérieur à ralentir, à écouter, à laisser être, dans l’introspection. Certains appellent cela une transition, un appel de l’âme, un besoin de ressourcement pour laisser se manifester un changement plus profond. Appeler cela « transition » est pour moi un mot un peu vague et bien moins dynamique que le véritable processus qui se joue, à l’intérieur.

 

C’est littéralement une réécriture, une re-fabrication, un re-création de mon intérieur!

 

C’est ce que doivent aussi représenter des transitions comme la maternité, un changement de travail, de relations, et pour moi un changement de chapitre de vie.

 

Dans mon dernier billet, j’étais encore dans la zone plus difficile de la transition –brouillard, manque d’énergie, perte d’une ancienne partie de moi. Aujourd’hui je vous écris d’un espace différent, où je commence à vivre ce qui est riche et excitant dans une transition – nouvelles idées, nouvelles possibilités, plus d’énergie et pétillement devant le renouveau.

 

Se laisser réécrire par la Vie : la phase du cocon

 

Dans notre culture, l’habitude est plutôt de distinguer ceux qui changent leurs circonstances, mais on ne laisse pas beaucoup d’espace au flot de la vie pour faire son travail. Dans un sens, et dans certaines circonstances, c’est compréhensible et cela fait ressortir le courage et le meilleur de nous-même. D’un autre coté, nous ne sommes pas souvent enclin à laisser la place à l’inconnu, à laisser du temps et de l’espace, à laisser un peu aller notre habitude de contrôler les choses. Cette attitude, pourtant, peut être parfois très bénéfique car la vie peut nous amener des circonstances où nous n’avons pas le choix.

 

Notre choix réside alors dans notre réponse. Et dans notre réponse réside notre bonheur.

 

Victor Frankl, brillant psychiatre autrichien, a non seulement résisté à l’horreur des camps de concentration, mais a découvert dans cette expérience que « ce n’était pas très important ce que nous pouvions attendre de la vie, mais plutôt ce que la vie attendait de nous. La dernière des libertés humaines est la liberté de choisir notre état d’esprit dans n’importe quelle circonstance ».

Quelque soit l’expérience, la transition que nous avons à vivre -deuil, maladie, divorce-, nous avons le choix d’apprendre et de grandir de ces situations douloureuses, et de se permettre ainsi de toucher des parties plus profondes de notre psyche et d’en sortir transformés. Derrière la terreur de certaines situations, nous pouvons choisir d’agir à partir d’une source d’espoir, de sagesse, d’expansion et ainsi en sortir grandis.

 

Notre culture célèbre aussi les moments de clarté, mais ne donne pas de grand respect à la confusion, son inévitable partenaire. En effet, les transitions amènent leur lot de confusion, de brouillard, d’indécision et de trouble. Nous avons ainsi du mal à rester avec ce qui n’est pas clair et cela nous rend inconfortable. Je l’observe pour moi et pourtant ce n’est pas la première fois que je vis une période de transition, mais j’avais encore dans l’idée que le changement est quelque chose de dynamique, en mouvement, qu’il y a de l’action. Or ce n’est pas tout le temps le cas. Parfois, la confusion va vivre avec vous pour un temps, indéterminé!, et c’est ce qui fait aussi partie des transitions.

Les processus de transformations dans la Nature prennent du temps eux-aussi : se laisser transformer de l’intérieur comme la chenille dans son cocon, avant de renaitre…

 

 

Se mouvoir avec grâce : l’émergence du papillon

 

Cela fait écho au voyage du papillon avec son passage dans un cocon. En Grec ancien, le mot papillon est « Psyche » qui peut être traduit par ‘soul’, l’âme. Dans la plupart des traditions, le papillon est vu comme un symbole de renaissance, alors qu’il se transforme de l’état larvaire à celui de papillon pour une nouvelle vie! Cette métamorphose représente l’évolution spirituelle de l’âme humaine.

 

La transformation de la chenille en papillon en dit long sur l’intensité des changements qui ont lieu dans le cocon. Croyez-vous que le papillon se débat dans son cocon, en essayant de changer les choses, de les accélérer, de les contrôler ??

Oh non, j’imagine plutôt qu’il accueille ce que le processus de la vie lui fait vivre, il s’y abandonne, avec confiance, en acceptant ce processus merveilleux qui va lui amener une seconde vie !

 

Cette compréhension m’a amené confiance, lâcher prise (je préfère parler d’acceptation), et même excitation pour ce nouveau chapitre.

Ce que j’ai appris surtout est que parfois, malgré notre volonté de vouloir changer les circonstances, être humain veut aussi dire se laisser changer par elles. C’est laisser aller nos vieux schémas, nos croyances pour faire face au nouveau chapitre que la vie nous présente. Alors oui cela peut être de les laisser aller avec quelques larmes, un grand chagrin ou avec un sourire complice, mais cela veut surtout dire être ouvert au changement, avec un grand OUI.

 

… … …

 

Voici quelques petits trucs récoltés sur le chemin, qui peuvent faire toute la différence pour vous aider à danser avec Grâce dans une ‘transition’ :

 

– Prendre SOIN de soi à petites doses, par de petites choses, et régulièrement. Surtout lorsque la transition nous amène à ne plus pouvoir prendre soin de nous de la façon dont on était habitué (peut-être un certain type de travail, ou de relation ou de façon d’être). C’est important alors d’inventer de nouveaux moyens de se faire PLAISIR simplement, et de le faire souvent car vivre une transition prend beaucoup d’énergie!

 

– Prenez du temps ‘extra’ pour Vous, et prenez-en encore plus surtout si vous n’en avez pas l’habitude!

 

– Sachez que, comme toute expérience, ce que vous vivez est impermanent. Alors ce moment aussi va changer! Le maître mot est PATIENCE, et CONFIANCE.

 

– Méditer ; même quelques minutes et prenez le temps de nommer vos ressentis, émotions… Restez à l’ECOUTE de vous-même, même si c’est agité, triste, confus, car cela amènera, peu à peu, à clarifier ce qui est vécu. Prenez refuge dans la pratique pour apprendre à prendre refuge en vous, en développant une PRESENCE amicale, tendre et authentique à vous-même.

 

– Nommer ce qui vous habite (silencieusement en méditation, en écrivant ou en partageant avec un ami), exprimez votre vérité. Cela fait CIRCULER ce qui peut sembler bloqué en nous, la honte, les peurs, les résistances, et cela peut changer radicalement notre état intérieur en quelques minutes ! Cela aide à garder la confiance en vous-même, à continuer à croire en vous, avec COURAGE et ESTIME. Faites-en l’expérience, çà marche!

 

Qu’est-ce que vous avez vécu, ou vivez –parentalité ou autre rites de passage- qui vous a métamorphosé? Qu’est-ce que c’était, ou est-ce, pour vous ? En quoi cela a fait la personne que vous êtes maintenant ?

 

Partagez vos expériences ici dessous !

 

Namasté,

Corinne

 

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