Se mettre en quête de nous-même peut nous emmener parfois loin de ce qui est réellement la fondation de notre bonheur. Ce qui est là, ici et maintenant, sous nos yeux, vibrant de vie et n’attendant que notre perception pour être révélé.

Heureusement des moments aussi simples que jardiner peuvent nous ramener à la joie de l’instant. C’est dans la nature que je retrouve une fois encore l’essence des enseignements yogiques: vivre avec simplicité et bonté, dans l’attention portée à chaque instant de notre quotidien.

 

Jardiner est mon mantra. Jardiner révèle la dévotion.

Au jardin, il n’y a rien d’autre que ce que l’on est en train de faire : désherber, arroser, planter, racler, tailler,… et s’émerveiller de chaque petite chose qui pousse, change et se transforme.

 

Jardiner c’est pratiquer, pleinement conscient.

En jardinant, on peut sans même s’en rendre compte ‘s’ôter du chemin’, sortir de notre habitude naturelle de penser, d’analyser, de juger, pour nous permettre d’être pleinement en synergie avec la nature présente.

 

Les conditions sont créées pour que l’esprit puisse se calmer, se sentir en sécurité, et se détendre. Ce n’est pas que les pensées disparaissent, mais c’est une détente qui s’installe dans les pensées. Elles apparaissent moins compulsives.

 

Cela me rappelle les paroles de Krishna Das, lors de son récent passage à Montréal, où il a partagé des enseignements yogiques issus de son temps passé en Inde auprès d’un guru.

« Be good to yourself, be good to people. » La spiritualité hindou est simple au fond; soyez bon envers vous-même, soyez bon pour les autres.

 

Le jardin nous apprend à prendre soin d’un petit bout de terre comme de la « prunelle de nos yeux ». Si nous pouvons ensuite transposer cela et prendre soin de nous-même, cultiver notre terre intérieure et nos relations de la même manière, alors nous aurons ainsi ancré notre spiritualité dans le concret.

 

« Il n’y a nulle par ailleurs où aller, comme nous l’a rappelé K. Das, notre vie est notre terrain de pratique et de dévotion. Soyons avec notre vie à 100% sans vouloir s’en échapper. » Si comme moi, cela vous arrive de vous dire que ce que vous vivez n’est pas assez bien, que cela devrait être autrement, alors imaginez ceci : laisseriez-vous tomber votre jardin en découvrant que certains plants sont malades ou ne font pas assez de fruits ?

 

La même chose a lieu dans nos vies tous les jours, la clef est là : ne pas induire d’opinion sur nos expériences de vie, vivre notre journée sans préférences. Je vous invite à l’essayer ! Choisir de vivre cette journée sans préférences, quoiqu’il arrive ! A la fin de la journée, notez ce qui a été différent pour vous et comment vous vous êtes senti dans ce choix de neutralité.

 

Un moine bouddhiste zen, Sosan, a écrit :

« The Great Way is not difficult for those who have no preferences. The struggle of what one likes and what one dislikes is the disease of the mind. » Autrement dit, la Voie n’est pas difficile pour ceux qui n’ont pas de préférences. La lutte entre ce que l’on aime et ce que l’on n’aime pas est la maladie de l’esprit.

 

Trouver une pratique pour s’extraire de ce combat intérieur, s’extraire des préférences, est notre voie de libération.

Krishna Das l’a trouvé à travers le chant dévotionnel, je le pratique en ce moment en jardinant, vous le trouvez peut être dans le yoga, la cuisine, la méditation ou la peinture. Le principal est de trouver Sa propre Voie et de maintenir la pratique vivante quotidiennement, pour revenir dans le Cœur et se désengager de l’ego.

 

Pour que chaque jour nous cultivions en nous-même les graines de la gentillesse, la compassion, le courage, la force intérieure afin d’en faire profiter le monde autour de nous !

 

Corinne

féminité en conscience

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